Je lance un pavé dans la mare, un cri de désespoir. Un cri du cœur pour vous entraîner avec moi sur le chemin du bonheur

 

Quand le handicap ou la maladie frappe à votre porte c’est souvent sans crier gare. Cette annonce après vous avoir abasourdi vous entraîne dans un tsunami émotionnel fait de peurs, d’espoir, de doutes, de joies. Il y a des jours où tout vous semble possible, surmontable et d’autres où vous broyez du noir et pensez que le bonheur a quitté votre vie …pour toujours

 

Car le handicap comme la maladie c’est un vrai Big Bang qui chamboule tout sur son passage. Plus rien ne demeure identique, tout ce que vous connaissez à un petit goût différent à commencer par…VOUS

 

Ce raz de marée entraîne moult questions. Vous penserez « Et si… » et presque inévitablement la question qui vous taraudera sera « pourquoi moi ? »

 

Comment faire face à cette injustice ?

 

 Je me suis longtemps demandée ce que j’avais râté, si j’aurai du, contre l’avis de tous, me présenter à la maternité, si sauver mon fils qui était condamné à mourir était vraiment à cadeau à lui faire, à nous faire.

Quelle vie allions nous lui offrir ? Quelles seraient ses souffrances, ses séquelles ? Comment lui imposer cela ? Ma vie aurait-elle été plus belle sans lui ?

 

Chacun se pose les questions qui lui sont propres. C’est un cheminement très personnel, douloureux, cruel  mais la manière de le parcourir dépend uniquement de VOUS.

 

Si le handicap ou la maladie vous impose un maximum de contraintes pour un minimum de liberté vous restez libre de choisir ce que vous en ferez.

Libre à vous de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide, les progrès ou le retard existant, de vivre ou de survivre.

 

J’ai décidé de vivre, de rire, d’être heureuse. De faire de ce combat un espoir et non une plainte sans fin. D’offrir à mon enfant la possibilité de transcender sa différence pour en faire une force.

 

Je veux que le monde entier le voit avec mes yeux, des yeux remplis d’amour et d’admiration. J’exige qu’il soit traité à égalité avec les autres, qu’il soit fier de qui il est et ne se sente pas inférieur.

 

Chaque changement même infime est une source de joie, celle où je puise de la force quand je cède au découragement, quand les nuits sans sommeil ont raison de ma foi en lui et en sa capacité d’évolution.

 

Fêter avec vous ces victoires c’est ouvrir une porte sur un monde plein d’espoir, c’est se dire « c’est possible »c’est faire de vous les témoins d’un parcours du combattant où Noam/David terrasse le géant Goliath/handicap. C’est rêver tout haut et fort ! Ca fait tellement de bien !

 

C’est surtout faire la nique à la dépression, la morosité, la tristesse celles qui n’attendent qu’un signe de faiblesse pour vous sauter dessus. Les  garder à distance fait partie de la bataille car si le soldat combat mieux le ventre plein il en va de même pour les cœurs joyeux.

 

Je ne m’excuserai jamais des progrès de mon enfant, j’en connais le prix.

 

 Me demander d’avoir honte de le faire avancer, de le voir se déplacer  j’en suis incapable. Ca revient à s’interdire de manger un bonbon car les diabétiques en sont privés. Ca revient à leur mentir en leur faisant croire que les bonbons n’existent plus pour les manger en cachette. Quelle trahison !

 

Bien sûr il n’est pas question de blesser, de juger et je comprends à quel point il est douloureux de penser « pourquoi lui et pas moi ? »mais demandez, questionnez, copiez mais ne jugez pas hâtivement que c’est facile pour nous.

 

Rien ne nous est donné, tout se gagne et aux prix d’efforts, de sacrifices parfois  pour nous, nos familles et nos proches.

 

Le handicap vous change…à jamais.

 

A vous, uniquement vous, de choisir si vous voulez vous sauter, courir, tomber et même parfois vous blesser en essayant de toucher  chaque ballon lancés vers le ciel ou si vous préférez rester au sol à ruminer qu’ils sont difficiles à attraper.

 

 

 

A vous de vous aigrir et de laisser l’injustice subie envahir votre vie, la dévorer, vous consummer ou de laisser la place au bonheur en voyant dans chacun de nos enfants le super héros qui ne demande qu’à vous surprendre