Je m’appelle Grégory , j’ai 3 ans et demi et je vais vous raconter mon histoire.

 

Je suis unique…enfin presque. Lorsque j’étais au chaud dans le ventre de ma maman mon frère et moi étions heureux. Et oui j’ai un jumeau ! Une double bonne nouvelle pour mes parents qui nous ont longtemps rêvés

 

De parties de rires en chamailleries nous sommes unis pour le meilleur et pour le rire.

 

Malgré tout je dois avouer que tout n’est pas si rose. Nous sommes de grands prémas, un petit mot pour dire que nous étions bien trop pressés de rencontrer nos familles et que nous avons mis le nez dehors avec bien trop d’avance. Pensez donc moins de 24 semaines de grossesse c’est peu.

 

 

 

Là tout a basculé dans la vie de Papa, maman, mon frangin et moi. Couveuse, soins intensifs, la peur au ventre et un parcours de combattant de plus de 4 mois avant de découvrir mon chez moi. Et pour cause : j’ai fait une hémorragie des poumons, une perforation de l’intestin et des hernies. Dire que je suis un battant c’est presque rigolo. Je suis un SURVIVOR

 

Nous pensions avoir fait le plus dur mais petit à petit le doute s’est installé. Je ne faisais pas comme les autres enfants, certains mouvements semblaient compliqués mais les médecins disaient d’attendre alors… nous avons attendu.

 

J’ai été suivi en Camsp, eu des attelles et à mes deux ans j’ai fait mes premiers pas. Mon histoire pourrait s’arrêter là mais non. Malgré les attelles, les rééducations je marche sur la pointe des pieds. Je chute encore beaucoup car je perds l’équilibre. Il parait même que j’ai un retard de langage. J’ai du mal à comprendre et à me faire comprendre et me concentrer n’est pas une mince affaire. C’est si difficile si vous saviez…

 

Mes parents se sont donc penchés sur la question et ont trouvé quelques solutions pour que je puisse continuer les jeux avec mon frère, que nous allions ensemble à l’école. C’est si rassurant de ne pas affronter la vie seul.

 

Pour vous ouvrir mon cœur ils redoutent que je me décourage et perde mon envie d’aller de l’avant

 

Je vais donc surement être opéré en Espagne en 2018. Un bond en avant pour ma motricité mais côté langage cela ne sera pas d’un grand secours.

 

Depuis peu j’ai découvert le neurofeedback et, comme nombreux petits copains avant moi, je fais déjà des progrès.

 

Je dors mal et me réveille la nuit, mes attelles jusque-là insupportables sont acceptées depuis les séances.

 

En faire chaque semaine serait une réelle chance pour moi. Je me suis battu, j’ai fait ma part du job.

Je compte sur vous maintenant pour en parler autour de vous, raconter mon histoire, mon combat et, si vous le pouvez me rendre la vie un peu plus douce en finançant mon projet de séances

 

Merci pour votre soutien

Grégory